Loverboy

 

« Je suis un mensonge qui dit toujours la vérité » – Jean Cocteau

C’est à travers la mise en scène que Lucile tente d’exploiter le thème de la manipulation psychologique et de son caractère de cercle vicieux. Formant une boucle sans fin, les images parlent d’une histoire anonyme, régie par un homme, le « loverboy ». Le terme est né en 1995, au cours d’un procès, pendant lequel trois femmes se partagent la partie civile contre leurs petits copains respectifs. Ces trois hommes, appelées par leurs amies les « loverboys » ont poussé les jeunes filles à se prostituer et à partager l’argent avec eux.

Ayant revêtu un caractère de « légende urbaine » le loverboy sévit à maintes reprises. Le pervers narcissique manipule, culpabilise, torture psychologiquement ses victimes pour asseoir son pouvoir. Le loverboy est un des leurs.

Lucile photographie, en direct, la répétition en boucle de mini-scénarios écrits pour l’occasion. Les acteurs improvisent une scène de bagarre ou une scène de d’amour. Les images jonglent entre fiction et réalité pour générer un doute dans l’œil du spectateur se faisant, à son tour, manipuler par l’image.

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ENGLISH

Through stage setting, Lucile explores the theme of psychological manipulation and its vicious circle nature. Shaping an endless loop, the images present an anonymous story, ruled by the « loverboy ». The word is born in 1995 during a trial in which three women are bringing civil actions against their own boyfriends they called « loverboys ». They brought their girlfriends to sell their body and share money with them.

Being considered as an « urban legend », the loverboy rages several times. We call him a « narcissistic pervert » : he makes people feel guilty, manipulates them, psychologically tortures his victims to better consolidate his power.

Each scene took place thanks to a mini-scenario that Lucile live-shot during several repetitions in front of her camera. Improvising, the actors got inside the character’s shoes, acting out a fighting scene, a loving scene. Images are then juggling between fiction and reality to generate doubt in the eye of the spectator who’s oneself being manipulated.